Informés
à la toute dernière minute par les lyonnais, les riders
genevois se sont tout de suite mis à trembler de joie. Il a fallu
faire vite car ils étaient déjà dans le train quand
la dépêche est arrivée sur le portable de Thomas
Wullschlegger.
<< Ruben Alcantara devant l'Usine
Tout aussi excité qu’intimidé par la présence
de telles stars du B.M.X., une bande de locaux s’est mise en branle
pour leur réserver un accueil bien de chez nous et leur faire
visiter le bowl des pâquis sitôt délestés
de leur bagages. Nos invités ont donc eu le plaisir de découvrir
la cité de Calvin comme tout bon rider en rêverait. Ballade
guidée de spot en spot à commencer par le ditch de l’aéroport
(merci Michaël Mettler) où les appareils ont eu le temps
de se chauffer. Joe nous aura montré comment on se sert d’une
pelle aux U.S….
Départ pour le spot de Claparède (merci Adrien clap).
On a bien vite compris que Joe est un biker et un vrai car ni les huit
kilomètres à vélo ni les séries de sens
uniques ne l’auront dérangé. Il nous a aussi confié
que pour lui une voiture sert à se déplacer et non à
se balader donc la sienne reste au garage à moins qu’il
doive partir en tournée. Respect! Ruben nous a rejoint dans la
Michelcarmonamobile recouvrant encore de sa fatigue de la veille. Arrivés
à Clap, ainsi appelé dans le bouchonnois, il n’aura
pas fallut longtemps au trail pour se faire retourner à coup
de gros 36, chancres (can-can no foot), bar spins et autres joeries.
S’en est suivi une longue étude de comment grimper aux
arbres à une putain de vitesse et exploser les limites de la
physique. Ca fait quoi d’être là
haut Joe >>? Voir photo (merci Jimmy!)
Retour par le cratère (à découvrir absolument!)
qui s’est pris de méchantes saucées d’airs
dans tous les sens malheureusement sans la présence de Ruben.
Nous y reviendrons…
Le lundi fût un jour chômé et pluvieux pendant lequel
nos amis se sont promenés à pied tout autour de la ville
en passant par les plus beaux lieux de celle-ci. Merci donc au tenancier
de la pension Dizerens (Renaud aka Popey) pour les avoir si bien logés,
nourris et guidés tout au long de ce séjour. T’es
cool Renaud! Ton hospitalité fera parler d’elle.
La nuit tombée, ce fût mon tour de nourrir la clique avec
une bonne spécialité de la maison : tofu, thon et calamars
arrosé au lait de coco bien pimenté… Qu’ils
n’ont manqués de saluer ni de dévorer. Plaisir de
les voir s’acclimater à la cuisine de la maison.
Mardi, Ruben cette fois bien reposé nous aura montré de
quelle bois on se chauffe là-bas en Espagne; oui oui, les espagnols
se chauffent et ils n’y vont pas de main morte. Petite analyse
du terrain super professionnelle et départ pour des wall to wall
aussi verticaux qu’impensables, des transferts sur une sculpture
avec replaque de quinze centimètres de large et angles vifs en
béton. Bref, de quoi éveiller la curiosité d’une
poignée de villageois de notre petite Carouge, autrement appelée
la cité Sarde.
Et cela n’était pas suffisant :
- Dites voir M’dam la serveuse? Abuserions-nous de vos charmes
en vous demandant de bien vouloir déplacer deux vieilles ainsi
que trois chaises juste le temps que Monsieur Ruben Alcantara, ici présent,
pulvérise le bunny-hop to sculpture de deux mètres cinquante
de long to énorme gap de dix mètres to replaque au plat
entre deux de vos tables?
- Bien au contraire cher monsieur. Ce sera pour nous un plaisir de servir
votre cause.
La courtoisie a parfois bien de bonnes choses à nous apporter
(merci au restaurant l’Olivier de Provence). Il aura fallu plus
d’une respiration pour que tous les badauds postés aux
alentours reprennent leur chemin comme leur souffle. De même pour
les pollueurs de remettre leurs engins en marche.
Une fois la route balayée d’un gros coup de folie, un autre
ride à travers la ville en direction de l’Ecole des Charmilles
nous a tous calmés. Les gamins, eux, tout excité de notre
arrivée se sont empressés de déclarer haut et fort
:
- Eh! Viens voir! Y’a les gars là, y vont faire des trucs
dangereux!
Pour une fois, ces enflés de marmots n’avaient pas tort.
Gros flow de Ruben en wall tap 270 contre un mur de briques saillantes
et de même pour Mooky qui ne manqua pas l’occasion de nous
abattre avec son pire style de françois. Fatiguant tout ça,
non?
Allez,
on s’envoie deux doubles cafés et on remet une couche de
but en blanc. Décidément, beaucoup de kilomètres
ce week-end. Nos escapades nous ont remmenés au cratère
où, on le savait, leur étonnement allait être grand
devant cette merveille de l’aménagement urbain situé
dans une école de Champel. Vaste étendue de goudron et
de pavés dessinant un jump pouvant être pris dans tous
les sens et arrivant dans un bowl initialement prévu pour un
toboggan. << Ruben et Joe choisirent
comme d’habitude des trajectoires différentes Joe l’a
survolé en gros table top alors que Ruben en a fait de même
avec une sortie en whip.
. Enfin, le crew vraiment fatigué est parti pour chez Adrien
où une bière bien fraîche et des saucisses ont accompagné
la bosse de dirt posée au milieu du jardin. Que du délire
chez ce jeune gars de 88 qui fait déjà bien parler de
lui dans la région. Merci encore à lui pour l’accueil
ainsi qu’à sa famille qui aura pour sûr marqué
nos visiteurs.
L’histoire tire à sa fin… Après une dernière
matinée, trois larmes et un big hug. Ben merde, y sont partis!
Quel plaisir ça aura été pour nous tous de rencontrer
ces riders venus de loin à la découverte de nouvelles
contrées. On leur connaissait un gros niveau et une bonne dose
de classe mais ils nous auront surtout montré une humilité
sans égale et une simplicité à vous trouer le cul.
Bel esprit chez ces messieurs à qui on souhaite bien du bonheur
dans leur continuation de pros et d’autres rencontres tout aussi
excellentes que celles faites au long de cette étape… On
en aura pris plein la vue et il va de soi qu’un tel échange
aura su nous donner un coup de fouet pour continuer dans notre passion
tout en ayant de bonnes bases bien saines comme référence.
Merci de la part de tout Genève pour nous avoir enrichi de cette
expérience et « keep on doing your thing guys…»
Joe Rich au bmxpark de Plainpalais >>
Cette article ne pourrait ce terminer
sans une méga note de remerciements à tous ceux que je
n’ai pas cités et qui auront contribué à
leur manière à faire de notre réputation ce qu’elle
est.
P.S. : Si vous deviez les croiser ; ne manquez pas de leur rappeler
les rudiments de notre langue. Autrement dit "ENCOULEE".
Stéphane
Bachmann
Swiss BMX Freestyle